Le samedi 03 juin 2006










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| Informer pour qu'on
n'oublie pas», dit le général à la retraite Roméo Dallaire, ci-haut en
conférence de presse avec le comédien Roy Dupuis, qui l'incarnera au grand
écran. Photo
André Tremblay, La Presse |
Le livre du général Dallaire au
grand écran
Chantal Guy
La Presse
Le lieutenant-général Roméo Dallaire
a de quoi se réjouir, car le cinéma vient maintenant appuyer sa cause. Son
livre J'ai serré la main du diable, qui raconte sa pénible expérience
du génocide rwandais, sera adapté au grand écran et c'est nul autre que Roy
Dupuis qui l'incarnera.
« Mon livre avait pour objectif d'informer pour qu'on n'oublie pas le génocide
et mon deuxième objectif était de trouver tous les autres médias pour
continuer, a expliqué Roméo Dallaire lors de la conférence de presse qui avait
lieu hier au Ritz Carlton de Montréal.»
Le général à la retraite s'est présenté aux journalistes escorté par le
comédien Roy Dupuis, qui posait une main protectrice dans le dos de l'homme
pour lui frayer un passage entre les photographes. Le réalisateur Roger
Spottiswoode, ainsi que les producteurs Michael Donovan et Laszlo Barna
étaient présents.
« Sa raison de vivre, c'est que
cette histoire là soit entendue par le plus de monde possible, a souligné Roy
Dupuis en parlant de l'homme qu'il étudie depuis un mois. Selon le comédien,
la décision de jouer dans ce film s'est prise rapidement. Je ne pouvais pas
refuser. C'est venu me chercher. Le général est venu me chercher. »
Shake Hands with the Devil n'est pas une coproduction internationale
mais un film entièrement financé par des fonds canadiens, pour une somme de 10
millions de dollars, et qui sera tourné sur les lieux du drame, au Rwanda, de
la mi-juin à la mi-août. « C'est mon premier long métrage depuis Bowling
for Columbine, explique Michael Donovan, l'un des producteurs du succès de
Michael Moore. Notre but est de créer intentionnellement un film politique sur
cette histoire incroyable. » Pour Laszlo Barna, il s'agit d'un film
indépendant dont le sujet le touche personnellement. « Je viens d'une famille
qui a vécu l'Holocauste. »
Roméo Dallaire se dit enchanté d'être joué par Roy Dupuis et celui-ci voit ce
rôle comme l'un des plus importants de sa carrière. « J'ai accès au livre,
j'ai accès à Roméo, note le comédien. Mais je n'ai pas accès au Roméo de 1994.
C'est aujourd'hui un homme transformé. C'est quelqu'un pour qui l'armée n'est
pas un job, mais une vocation. Il a quand même réussi à convaincre tous les
gens autour de lui de rester au Rwanda, de voir le bien fondé de leur présence
là-bas. Il essaie d'aider l'ONU pour éviter que ça se reproduise. Pour moi,
c'est un gagnant. »
Ce sera la troisième fois que le général Dallaire sera joué au cinéma, puisque
son personnage apparaît dans les films Hotel Rwanda de Terry George et
Un dimanche à Kigali de Robert Favreau. Il a vu le premier et l'a
trouvé " O.K. ". Pour le deuxième, inspiré du roman de Gil Courtemanche qui se
montre critique à son endroit, il n'a pas l'intention de le voir. « J'ai bien
de la misère avec une histoire romancée... »
Tout de même, le général est conscient que Shake Hands with the Devil
ne pourra tout raconter en deux heures. « Il sera déçu un peu, j'en suis
certain, mais nous allons tenter de faire un film qui fera comprendre une
situation très compliquée, dit le réalisateur Roger Spottiswoode, réalisateur
notamment de Tomorrow Never Dies.»
Roméo Dallaire confie qu'il suivra « de loin », la production, car pour lui,
il le martèle, ce drame ne s'est pas produit il y a 10 ans, mais il y a une
heure. « Je veux être disponible pour M. Dupuis, pour qu'on puisse s'échanger
notre humanité. C'est son film. Mais je devrai vivre avec ce qui va en
ressortir.
Roy Dupuis : quand la
belle gueule parle
Chantal Guy
La Presse
Le livre de Roméo
Dallaire, J'ai serré la main du diable, deviendra un film dans lequel Roy
Dupuis incarnera le général. Lors de la conférence de presse de Shake Hands
with the Devil, qui sortira en 2007, La Presse est allée serrer la
main de deux hommes dont les préoccupations vont bien au-delà du monde du
showbiz.
Tous les moyens sont bons pour amadouer l'un des acteurs les plus difficiles à
interviewer de la colonie artistique. Et si on allait fumer une clope dehors,
monsieur Dupuis, le temps d'une jasette? «Good.»
Cette entrevue s'est donc déroulée au grand soleil devant le cendrier du Ritz
Carlton rue Sherbrooke, où se tenait vendredi une conférence de presse dévoilant
les détails de son prochain film, Shake Hands with the Devil, adapté des
mémoires du général Roméo Dallaire, qu'il personnifiera au grand écran. Chemise
et pantalon fripés, cheveux en bataille et lunettes fumées, Roy Dupuis a pompé
deux cigarettes de suite dans ce semblant de pause entre plusieurs interviews
avec les médias réunis pour l'occasion.

Après le bel Alexis dans
Un homme et son péché, puis le mythique Rocket dans Maurice Richard,
c'est un autre rôle d'envergure pour Roy Dupuis, qui prêtera de nouveau ses
traits à un personnage marquant de notre histoire. Sauf qu'à son avis, le
général Dallaire n'a pas «encore» marqué tant que ça nos esprits. «On le connaît,
mais je ne suis pas certain que tout le monde connaît son histoire en détail,
note-t-il. C'est une des raisons pour lesquelles il faut la raconter au cinéma.
Comme le général le dit souvent, un livre, c'est ben beau, mais il y a moins de
monde qui lit que de monde qui va au cinéma. Ce film fait partie de sa démarche,
parce que raconter cette histoire, c'est sa raison de vivre.»
Roméo Dallaire avait 47 ans au moment des faits, Roy Dupuis en a aujourd'hui 42.
On l'imagine déjà avec une moustache et les tempes un peu grisonnantes, mais
tout cela appartient aux maquilleurs. Dans son travail, le comédien dit couver
chaque rôle comme un oeuf, avant d'éclore. Depuis un mois, en plus de lire
J'ai serré la main du diable, il étudie Roméo Dallaire. «Je sais d'où il
vient, où il est né, comment il a grandi, quelles étaient ses passions. Je pense
que c'est l'un des rares qui agit selon sa conscience et que cette histoire l'a
beaucoup changé. Être général pour lui, ce n'est pas un job, c'est une vocation,
depuis qu'il est tout petit. Son père était militaire. C'est quelqu'un qui est à
sa place et qui croit en l'humanité pour faire ce qu'il fait aujourd'hui, malgré
l'horreur qu'il a vécue.»
Roy Dupuis l'avoue; comme tout le monde en 1994, il n'a pas saisi l'ampleur du
génocide rwandais. Il révèle que le film, pour l'instant, débute avec le général
de retour au pays et que le drame sera dévoilé par flash-back, afin de saisir
toute la tragédie intérieure d'un homme confronté à l'inimaginable. «Je trouve
que c'est énorme, ce qu'il a fait, de rester et d'essayer de sauver le plus de
gens possible. Quand tu es au courant de la situation, tu comprends qu'il
obéissait aux ordres et qu'il était aussi responsable de la vie de ses hommes.
Son but était de convaincre l'ONU et la communauté internationale, et c'est ce
qu'il se reproche encore de ne pas avoir réussi.
À bas le «sois beau et
tais-toi
Le cinéma peut aider à
changer les mentalités, cela ne fait aucun doute pour le comédien. Il croit au
pouvoir de l'art, comme il croit à la pertinence de l'engagement social des
artistes, lui qui est le cofondateur de Fondation Rivières et le protecteur de
la rivière Rupert.
Depuis, son nom se retrouve plus souvent dans les pages éditoriales que dans les
magazines people. Cela ne plaît pas à tout le monde qu'il prête sa
célébrité à une cause et, à ce sujet, il a publié une longue réplique à ses
détracteurs dans Le Devoir, où l'on pouvait lire: «Que me reproche-t-on
au juste? Comme artiste, de parler, de ne pas me confiner à mon métier, pour
cause d'ignorance. Ironiquement, le message adressé ainsi relève du plus connu
et méprisant des clichés: sois beau, sois belle, et tais-toi. Un message qui
serait risible s'il ne camouflait pas une pernicieuse injonction aux artistes:
celle de l'autocensure.»
Beau, c'est évident. À 42 ans, il a gagné le Flash d'or du sex-symbol masculin,
et sa seule réaction a été de dire: «Encore!» Muet, il l'est souvent en entrevue,
d'interminables silences précédant parfois des réponses anémiques, un vrai
cauchemar de journaliste. Sauf lorsqu'il est question d'un sujet qui le touche
particulièrement. La protection des rivières en est un. L'engagement aussi.
«En entrevue, je me sens beaucoup plus à l'aise de parler de quelque chose qui
me tient à coeur que de parler de mes bobettes!»
«D'ailleurs, c'est une question que je me pose, pourquoi dans les médias et les
talk-shows on porte autant d'attention à des niaiseries qui ne rapportent
absolument rien comme information et comme enrichissement à la société! Je me
retrouve souvent devant les médias - si je veux -, alors j'essaie au moins
d'avoir de quoi à dire, de détourner l'attention vers quelque chose qui peut
apporter à la communauté. Un moment donné, ça devient une responsabilité. Oui,
tu peux t'en laver les mains, mais moi je ne suis pas fait de même, c'est tout.»
Il tient à le préciser, cette bataille n'est pas la sienne, mais celle des
spécialistes qui l'ont convaincu de l'importance du développement de ressources
énergétiques alternatives et écologiques. Son argumentation principale:
l'économie d'énergie est plus rentable pour tous qu'une augmentation de la
consommation hydroélectrique, parce qu'elle nous permettrait à la fois de payer
moins pour notre consommation et de vendre les surplus qui en découlent.
Pour cela, il n'hésite pas à plonger dans la guerre des chiffres, de même qu'à
essuyer les critiques. «Jusqu'à présent, il n'y a rien qui me convainc que ce ne
sont pas seulement des raisons économiques qui guident les décisions,
explique-t-il. C'est le gros problème, et c'est la même chose partout dans le
monde. Les gens au pouvoir, pas juste les partis politiques, mais les
multinationales par exemple, veulent tout simplement le garder et, pour ça, ils
ont besoin de continuer à faire ce qu'ils ont toujours fait. Plusieurs études le
démontrent clairement, l'économie d'énergie crée plus d'emplois que n'importe
quel barrage. Tous les projets qu'on nous propose sont basés sur une
augmentation de la demande, alors qu'on a les technologies présentement pour
diminuer la consommation. Et les nouvelles technologies proviennent de petites
entreprises, alors elles ont moins de poids.»
Sa carrière et ses occupations d'activistes retiennent Roy Dupuis au Québec. «J'aurais
pu m'installer à Los Angeles, mais j'ai décidé que non, parce chez nous, c'est
ici. Et rien ne m'empêche d'aller tourner un film deux mois en Afrique, comme
c'est le cas maintenant.»
La pause cigarette est finie, ne reste plus qu'une question, loin de ses
préoccupations: est-ce que les producteurs de la célèbre série 24 continuent de
le courtiser? Un large sourire se dessine sur son visage: «Ça arrive... C'est
juste que ça n'a jamais fitté...»
Il n'en dira pas




















KINIHIRA, Rwanda
terraced farm plots, banana groves and mud houses, Roy Dupuis sits alone,
quietly transforming himself into Roméo Dallaire.
The steely-eyed Quebec actor cast as the retired Canadian general is
practising his lines, murmuring unfamiliar military lingo that wasn't part
of his English vocabulary before taking the role of Canada's most famous
soldier for the film version of Dallaire's Rwanda genocide memoir, Shake
Hands with the Devil.
Dupuis, whose most recent role was hockey legend Rocket Richard, is sipping
a can of Nestea and puffing Gauloise cigarettes. Finally, he gets up to
stroll across the set and chat with crew members, lamenting that he forgot
to bring the charger for his camera and won't be able to snap his own photos
of the scenery that so mesmerized Dallaire, whose tragic story inspired this
film.
Squint your eyes just a bit and the handsome 43-year-old Dupuis looks eerily
like Dallaire, sporting a carefully groomed moustache, summer tan uniform
and authentic blue beret. Indeed, Dupuis is even wearing Dallaire's original
army nametag and decorations from 1994.
Dallaire is collaborating on this project < right down to a line-by-line
review of the script < and insisted on giving Dupuis the decorations to add
authenticity.
He also gave Dupuis something of himself.
"I feel a real connection with this man. He opened up to me," Dupuis says
during an interview on the set, the first time he has spoken with media
since the gruelling shoot began in Rwanda a month ago. "I'm here because of
him."
In a chapel at the St. Jean military base near Montreal, Dallaire and Dupuis
talked for hours. "Mostly he talked and I listened. He was generous because
he wants this story told."
"This is the first time I accepted doing a movie without reading the
scenario first," Dupuis says. "It was mainly my meeting with this man that
got to me on this. This story should not die, it should be remembered so
that maybe we could stop something like another genocide from happening."
Like others, Dupuis acknowledges he barely noticed news of the Rwanda
genocide in 1994. "I recall hearing about it, that's pretty much it. Then
basically when he started talking about it, it was like, `Holy shit, what
happened over there?'"
In this tiny central African country that witnessed the slaughter of up to 1
million people when Hutu extremists set out to exterminate the Tutsi
minority and Hutu moderates, Dupuis and the rest of the production team are
visiting sites that are the virtual stations of the cross of the Rwanda
genocide.
Cast and crew alike have been struck by the breathtaking beauty of the
country and the crushing poverty. Ragged bands of small children line the
roadway to every shooting location, calling out "muzungu" (Kinyarwanda for
"white man") and asking for empty water bottles to reuse.
Shooting in Rwanda has added authenticity < including the red dust that
covers nearly everything < but it has proved complicated and expensive. The
country has no film industry and none of the gear < cranes, booms or
complicated lighting equipment < required by major movie productions.
On this day, the set is a magnificent vantage point near a tiny village
called Kinihira, a spot that Dallaire regarded as his secret place. Amid the
carnage of the genocide, this is where the Canadian general who commanded a
doomed United Nations mission would retreat to "become human again."
And Dupuis says that is exactly the Roméo Dallaire that he intends to
portray, a human being, not a hero.
"In a sense it is a heroic role because he went < in French we say `au-delà
de lui-même' < farther than himself. But he did not succeed in what he would
have wanted to do, so that's why he sees himself as not being a hero.
`I'm not trying to play a hero. I'm trying to play everything I feel about
him, as a human being'
Roy Dupuis, actor
"I'm not trying to play a hero. I'm trying to play everything I feel about
him, as a human being."
Shake Hands with the Devil is being produced by Laszlo Barna and Michael
Donovan. The film will be distributed next year in Canada by Seville
Pictures. Donovan, who won an Oscar for the Michael Moore documentary
Bowling for Columbine, has spent the past four years on the Dallaire
project.
The director, Ottawa-born Roger Spottiswoode, says the movie will be a
compelling, factual account of Dallaire's Rwanda experience, all the more
real for being shot on location. Early plans to shoot in South Africa were
quickly abandoned after Spottiswoode visited Rwanda himself.
"It is the story of a disaster for a country and the personal disaster of a
person who was put into a meat grinder and left with very little,"
Spottiswoode says during a lunch break on the set, pausing only to marvel at
the spectacular scenery.
"It's the story of a great tragedy and a remarkable person ... It's a story
that has actually not been told before, even though people may think it has.
I hope we'll get past them thinking Hotel Rwanda is the only story."
This is the first feature-film depiction of Dallaire's story. The Hollywood
production Hotel Rwanda featured Nick Nolte in a composite character < a
hard-drinking Canadian colonel < that was loosely based on Dallaire, but was
neither a flattering nor accurate portrayal.
Both Dupuis and Spottiswoode spent hours talking to Dallaire about the film.
"He was very, very clear that this was not to be the story of a hero. He
doesn't see it that way at all. I said that I understood that but that I
would do my best to make it a truthful portrayal of him," Spottiswoode says.
"But I can't alter the facts to make less of him.
"He was unable to prevent this happening, he stayed here as a witness to
these events and could not carry the burden later. He's a sort of
Shakespearean character," Spottiswoode says.
The film will also include difficult scenes of Dallaire's suicide attempts.
"I told him I was going to do it and I don't think he liked it very much,
but he didn't stop me. I don't know how much he will approve of what we are
doing. I hope his friends tell him that we got it right, but it will be
painful," Spottiswoode says.
"We have to sort of part company. I'm not making it for him. I'm making it
for other people. It's going to be kind of brutal in a way and I hope it
will be honest."
The script moves back and forth between Dallaire's time in Rwanda and the
period of his mental collapse and retirement from the military years later,
with the Dallaire character speaking to a therapist.
Dallaire was scheduled to travel to Rwanda early this month to visit the
set, but cancelled at the last minute.
"He's tired, that's what they told us," Spottiswoode says. "To be honest, it
was unimaginable to me that he could ever come. How could you come back and
see this being reproduced?"
One scene takes Dallaire through a village where there were so many bodies
on the road that he had to get out and remove them to drive through. In
another he encounters the body of a woman who has been brutally raped.
"We're just trying to be accurate and honest and not do a sort of Hollywood
movie," Spottiswoode says.
"We're not changing events; we're not doing heroic shots or heroic moments.
We're not using movie techniques to create a leading character. We're
portraying somebody who went through a very difficult time and doing it
honestly.
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You'll always miss 100% of the shots you don't take.
~ Wayne Gretzky ~Toronto Sun
Thank you, Mary Ann, for the
article and photo!
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BRENDAN KELLY, The Gazette
Published: Monday, June
05, 2006
Romeo Dallaire may not be a film critic, but
he knows that he would rather have Roy Dupuis playing him on the big
screen than Nick Nolte.
The retired Canadian lieutenant general
talked about his preference for Dupuis over Nolte at a press conference
at the Ritz-Carlton Hotel Friday announcing the imminent start of
filming in Rwanda on a feature based on Dallaire's award-winning memoir,
Shake Hands with the Devil. Dupuis, one of Quebec's top vedettes, was
sitting beside Dallaire at the event, with the actor looking more than
ever like a rock star with long, unkempt hair, shaggy beard and
moustache, and his usual cool style.
Dupuis will play Dallaire in Shake Hands
with the Devil, a $10 million Canadian film that begins shooting in
Kigali in mid-June with Ottawa-born Hollywood veteran Roger Spottiswoode
directing.
Nolte portrayed a character based on
Dallaire in Hotel Rwanda, a Hollywood film about the 1994 genocide in
Rwanda. Dallaire was head of the United Nations peacekeeping mission in
the African country at the time.
"Hotel Rwanda is OK," said Dallaire, who is
now a senator. "It achieves my aim. My aim is to keep the Rwandan
genocide alive. And unless it absolutely sins against the truth, if we
can capture that interest, if people can walk out of the movie theatre
and say, 'What was I doing when that happened? How did that thing slip
by us?', then that's fine. I'm not a big fan of Nick Nolte and I didn't
spend time at the bar of the Hotel des Mille Collines (as the Nolte
character frequently does in Hotel Rwanda)."
Dallaire was much more enthused about
Dupuis, saying "I'm humbled that an actor of the calibre of Roy Dupuis
is willing to take on this mission."
Dallaire says he's pleased that it is an
independent Canadian production rather than a Hollywood film that will
now be telling his story.
If it was a Hollywood film, "we'd probably
end up with a two-star Marine Corps general shooting up the place or
something," Dallaire said.
Dupuis, who was most recently seen on the
big screen playing French Canadian hockey hero Maurice Richard in the
biopic The Rocket, took issue with one journalist's question that
implied Dallaire was not a hero.
"He was powerless," said Dupuis, referring
to Dallaire's force's inability to stop the genocide, which took the
lives of over 800,000 Rwandans.
"But he did succeed in convincing all the
people around him, the (UN) soldiers, to stay. So in that way he was a
winner."
Shake Hands with the Devil is being produced
by Laszlo Barna, Michael Donovan and Arnie Gelbart, president of
Montreal-based Galafilm. The film will be distributed in Canada by
Seville Pictures.
Donovan - the Halifax-based producer of the
hit CBC comedy series This Hour Has 22 Minutes and the Oscar-winning
Michael Moore documentary Bowling for Columbine - said he has spent the
past four years developing Shake Hands with the Devil and that it has
been an exceedingly tough task.
"You'd think since I have an Oscar that it
should have been easier," said Donovan. "But it was hard. I have
probably had 100 meetings with buyers around the world who said, 'Rwanda
has been done,' or they say, 'A film where one million people die, who's
interested in that?' They just don't think they can sell the movie."
BRENDAN KELLY, The Gazette
Published: Monday, June
05, 2006
One industry player that did back the
production big-time was federal film agency Telefilm Canada, which is
pumping $3.5 million into the flick.
Even with all the rejections, Donovan never
once considered giving up the project, because he feels so passionately
that this story has to be told once again.
"It tells the story of this small group of
soldiers who decided to stay behind, even though it was a great risk and
even though their ability to do things (to stop the genocide) were
limited," Donovan said.
"They just decided that they couldn't
abandon these people and they saved 35,000 people. They stood there
(guarding the Rwandans) under orders from Romeo Dallaire. The whole
world turned its back on this situation because there was no strategic
value (in Rwanda). It was his personal courage that did it and that's a
great Canadian story. That's why I'm doing this film."
bkelly@thegazette.canwest.com
© The Gazette (Montreal) 2006
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